Déchets radioactifs : bilan à fin 2018

L’Andra recense annuellement les déchets radioactifs présents sur le territoire français au 31 décembre de chaque année sur la base des informations fournies par leurs détenteurs. On compte plus d’un millier de détenteurs tous secteurs économiques confondus, dont une minorité détient la majorité des déchets radioactifs. Les déchets étrangers visés à l’article L. 542-2-1 du Code de l’environnement et ayant vocation à être réexpédiés chez les clients étrangers sont comptabilisés dans ces bilans s'ils sont présents sur le territoire français à la date de référence.


Les déchets déjà stockés ou destinés à être pris en charge par l'Andra

Les volumes de déchets recensés correspondent aux volumes de déchets conditionnés, c'est-à-dire pour lesquels aucun traitement complémentaire n'est envisagé par leurs producteurs avant stockage. Les déchets ainsi conditionnés constituent des colis primaires.

Afin de pouvoir effectuer des bilans, une unité de compte homogène homogène a été adoptée : le «volume équivalent conditionné ».

Pour les déchets dont le conditionnement n'est pas mis en oeuvre à ce jour, des hypothèses sont faites pour évaluer le volume équivalent conditionné.

Pour le cas particulier du projet de stockage géologique Cigéo (qui est destiné à accueillir des déchets de haute activité (HA) et de moyenne activité à vie longue (MA-VL)), un conditionnement complémentaire, appelé colis de stockage, sera éventuellement nécessaire afin d’assurer notamment des fonctions de manutention ou de récupérabilité. Seul le volume des colis primaires est pris en compte dans les bilans.

Les données ci-après correspondent aux déchets radioactifs déjà stockés dans les centres de l'Andra ou destinés à être pris en charge par l'Agence.


Bilan et évolution des volumes (m3) de déchets déjà stockés ou destinés à être pris en charge par l'Andra


Catégorie de déchets radioactifsStock à fin 2018Écart 2018-2017
HA3 880+ 140
MA-VL43 000+ 200
FA-VL93 700+ 100
FMA-VC945 000+ 6 000
TFA557 000+ 20 000
DSF1 350- 420
Total~ 1 640 000~ + 30 000

Les écarts ont été calculés sur la base des chiffres exacts puis arrondis.

Les écarts constatés entre les quantités de déchets existants à fin 2017 et celles à fin 2018 s'expliquent par :

  • la production courante de déchets pour toutes les catégories ;
  • la préconisation du groupe de travail sur les déchets sans filière de ne plus déclarer les déchets contenant du mercure métallique et les déchets mercuriels dans la catégorie DSF, orientés principalement vers la catégorie TFA.

Bilan des volumes (m3) de déchets présents sur les sites des producteurs / détenteurs et stockés dans les centres de l'Andra à fin 2018


Catégories de déchets radioactifsStock total à fin 2018Sur sites producteurs / détenteursStockés dans les centres de l'AndraCapacités des stockages existants
HA3 8803 8800*0*
MA-VL43 00043 0000*0*
FA-VL93 70093 7000*0*
FMA-VC945 00082 000862 0001 530 000
TFA557 000181 000376 000650 000
DSF1 3501 350--

Les déchets FMA-VC et TFA sont entreposés sur leur site de production pour reprise, conditionnement ou évacuation vers les centres de stockage de l’Andra.

* Ces déchets ne sont actuellement pas stockés : le stockage des déchets HA et MA-VL est actuellement en projet (Cigéo). Le stockage des déchets FA-VL est également à l'étude. Les déchets sans filière (DSF) sont destinés à intégrer une filière de gestion après éventuellement traitement ou caractérisation.


Répartition par secteur économique du volume de déchets (en équivalent conditionné) déjà stockés ou destinés à être pris en charge par l'Andra, à fin 2018



La répartition des volumes et niveaux de radioactivité présentée ci-dessous est issue de l'édition 2018 de l'Inventaire national (sur la base des chiffres à fin 2016) :



Les déchets à vie très courte (VTC)

Bilan et évolution des volumes (m3) de déchets à vie très courte gérés en décroissance


A fin 2018Écart 2018-2017
VTC1 980- 20

La quantité de déchets à vie très courte est quasiment stable par rapport à 2017. Ces volumes ne sont pas comptabilisés dans les bilans.


Le cas spécifique des déchets de Malvési

Les résidus de traitement de conversion de l’uranium (RTCU) de l’usine d’Orano de Malvési sont en partie des déchets historiques.

La recherche d’une filière sûre de gestion à long terme sur le site de Malvési est en cours pour les RTCU historiques du fait de leurs spécificités (volumes importants, etc.).

Les déchets RTCU produits après 2019, ne seront plus considérés comme assimilables aux RTCU historiques et devront, après traitement et conditionnement, être intégrés aux filières de gestion TFA et FA-VL.

Bilan et prévisions des volumes de résidus de traitement de conversion de l'uranium entreposés sur le site de Malvési (m3)


A fin 2018Écart 2018-2017A fin 2030 (données édition 2018) A fin 2040 (données édition 2018)
Bassins de décantation65 200+ 40000
RTCU historiques282 0000310 000310 000
RTCU FA-VL0024 00040 000
Effluents nitratés427 000+ 133 000200 000110 000

Ces volumes ne sont pas comptabilisés dans les bilans et les prévisions.

Les déchets de Malvési comportent des effluents nitratés entreposés sous forme liquide. S’agissant d’effluents entreposés dans des bassins à l’air libre, leur volume varie en fonction des conditions météorologiques. Les évolutions des quantités entre 2017 et 2018 s’expliquent par une pluviométrie plus importante en 2018 induisant une augmentation du volume des effluents nitratés.