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L’inventaire détaillé des déchets radioactifs susceptibles d’être stockés dans Cigéo a été établi en lien avec les producteurs de déchets. Télécharger le document de 32 pages publié par l’Andra en juillet 2013 : Les déchets pris en compte dans les études de conception de Cigéo  http://www.andra.fr/download/site-principal/document/editions/553.pdf

Cet inventaire comprend les déchets de démantèlement relevant de Cigéo qui seront produits par le démantèlement de toutes les installations nucléaires aujourd’hui autorisées. Il est à noter que la majorité du volume des déchets radioactifs produits par les opérations de démantèlement sont faiblement radioactifs et relèvent de filières de stockage en surface.

En moyenne, en fonction des chantiers de démantèlement d’installations nucléaires ou des opérations de maintenance sur les centrales, la France produit environ 50.000 m3 de déchets radioactifs par an. La répartition de ces déchets radioactifs est la suivante (valeurs arrondies) :

  • 150 m3 de déchets HA (haute activité)
  • 250 m3 de déchets MA-VL (moyenne activité à vie longue)
  • 5 000 m3 de déchets FAVL (faible activité à vie longue)
  • 9 000 m3 de déchets FMA-VC (faible et moyenne activité à vie courte)
  • 35 000 m3 de déchets TFA (très faible activité)

Il s’agit principalement de déchets générés par les activités liées à la force de dissuasion, dont la propulsion nucléaire de certains navires ou sous-marins, ainsi que des activités de recherche associées. Les déchets radioactifs issus de la défense représentent, à fin 2013, 9% du volume total des déchets radioactifs produits en France. <a href="http://www.hsc.fr">test HCS</a>

Les déchets radioactifs produits en France sont issus de plusieurs secteurs :
Le secteur de la production d’électricité d’origine nucléaire pour environ les 2/3 des volumes.
Le secteur médical, de la recherche et de la défense principalement pour le reste.

Concernant les déchets radioactifs produits par les centrales nucléaires, il y a 3 façons d’en limiter les volumes :
Réduire la consommation d’énergie des entreprises et des ménages. Par exemple par des efforts d’économie d’énergie ou des programmes d’efficacité énergétique.
Diminuer les volumes de déchets produits dans les centrales (par exemple en réduisant leur production et en améliorant leur conditionnement sur site)
Traiter les déchets (par incinération, compactage, broyage…) ou recycler certains matériaux radioactifs dans les installations nucléaires françaises.

Concernant les autres secteurs, les industriels, les hôpitaux ou les laboratoires, recherchent des alternatives à l’utilisation de la radioactivité lorsque cela est possible (ex : utilisation de marqueurs non radioactifs dans la recherche médicale).

Oui. Dans l’entre-deux guerres, à l’époque où l’on était moins conscient des risques liés à la radioactivité, des substances radioactives étaient couramment utilisées pour la fabrication d’objets du quotidien (crèmes, fontaines à eau, médicaments, cosmétiques, montres…) ou de matériel médical. Aujourd’hui, ces objets anciens peuvent se retrouver dans vos greniers.

Plusieurs indices peuvent permettre d’identifier si un objet est radioactif :

  • la présence du trèfle radioactif sur l’étiquette, sur l’objet ou sur l’emballage,
  • la marque de fabrication ou le nom du produit comprennent le mot "radium", "uranium" ou dérivés,
  • le fait que l’objet (fabriqué dans les années 60) brille dans l’obscurité sans avoir été exposé à la lumière depuis au moins 2 jours,
  • le fait que l’objet soit conditionné dans du béton ou du plomb.

Dans la plupart des cas, les conséquences sont faibles mais il est préférable de ne pas toucher l’objet directement et de faire appel à l’Andra qui indiquera la démarche à suivre.

Oui, à condition de stopper toutes les activités utilisant les propriétés de la radioactivité. Depuis la découverte de ce phénomène à la fin du XIXe siècle, la radioactivité est utilisée dans de nombreuses applications au quotidien qui permettent d’améliorer notre mode de vie : production d’électricité, médecine, recherche, industrie, agro-alimentaire, Défense nationale…

Une fois produits, les déchets sont stockés dans des centres de stockage. Ces centres sont construits en surface ou en profondeur, en fonction de la nature des déchets. Aujourd’hui, il existe deux centres de stockage dans l’Aube et un dans la Manche, qui permettent de prendre en charge près de 90 % des déchets produits (déchets très faiblement radioactifs et/ou à vie courte). Les autres types de déchets (ceux ayant de longues durées de vie) ne peuvent être stockés pour le moment car les centres adaptés sont à l’étude. En attendant, ils sont entreposés, le plus souvent sur leur lieu de production.

Nous pouvons savoir précisément où se trouvent tous les déchets dans un inventaire communiqué par l’Andra.

Non pas seulement. Depuis sa découverte, la radioactivité est utilisée dans de nombreuses applications. En France, un peu plus de la moitié des déchets radioactifs provient de l’industrie électronucléaire. Mais la recherche, la médecine ou encore l’industrie classique, utilisent également régulièrement des substances radioactives.

L’origine des déchets radioactifs :

  • 60 % proviennent de l’industrie électronucléaire,
  • 27 % de la Recherche,
  • 9 % de la Défense,
  • 3 % de l’industrie classique,
  • 1 % de la médecine.

Cette donnée dépend de la nature du déchet et des substances qu’il contient. Ces substances restent radioactives pendant plus ou moins longtemps. Ainsi, la durée de vie d’un déchet radioactif peut varier de quelques mois à plusieurs centaines de milliers d’années.

L’immersion en mer, pratiquée par la France entre 1697 et 1969, ne constitue plus aujourd’hui un mode de gestion. En effet, depuis 1993, toute immersion de déchets radioactifs est définitivement interdite et des centres de stockage ont été conçus pour prendre en charge les déchets de façon sûre.

L’évacuation en mer était à l’époque considérée comme la filière la plus appropriée tant la dilution est considérable dans la masse de l’océan qui, de surcroît, véhicule déjà une radioactivité significative.

Un programme de recherche baptisé CRESP (acronyme anglais signifiant "programme coordonné de recherches et de surveillance du milieu lié à l’immersion des déchets radioactifs"), a été mis en place en 1980 sous l’égide de l’Agence européenne de l’énergie (AEN) afin d’apporter des bases scientifiques fiables et complètes pour les évaluations d’un site d’immersion. Les résultats des analyses d’échantillons collectés n’ont montré aucune augmentation importante des concentrations des radionucléides représentatifs des déchets immergés. Compte tenu des faibles niveaux d’exposition et d’irradiation qui ont pu être mis en évidence, la nécessité d’une surveillance continue du site n’a pas été retenue et le programme CRESP s’est terminé en 1995.

A ce jour, il n’est donc pas prévu de récupérer les déchets immergés dans l’océan.

Il faut trier les déchets radioactifs car ils présentent des caractéristiques chimiques, physiques et radiologiques très différentes. Les trier selon ces différences permet d’adapter les solutions de gestion et de stockage à leur dangerosité. Il existe cinq grandes catégories de déchets, classées selon leurs durées de vie et leur niveau de radioactivité :

  1. les déchets de très faible activité (TFA),
  2. les déchets de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC),
  3. les déchets de faible activité à vie longue (FA-VL),
  4. les déchets de moyenne activité à vie longue (MA-VL),
  5. les déchets de haute activité (HA).

Les déchets de haute activité ou à vie longue doivent donc être stockés en profondeur alors que les déchets de faible activité peuvent l’être en surface.

Les utilisations de la radioactivité font qu’il y aura toujours des déchets. En outre, il n’est pas possible de faire disparaître des déchets déjà produits. En revanche, pour les déchets les plus radioactifs issus de l’industrie électronucléaire, le Commissariat à l’Energie atomique (CEA) effectue des recherches sur un procédé qui permettrait d’ici quelques dizaines d’années de réduire la radioactivité ou la durée de vie de certaines substances contenues dans ces déchets. Cette technique, appelée "séparation-transmutation", encore à l’étude aujourd’hui, serait applicable uniquement dans les réacteurs nucléaires de 4e génération (à l'horizon 2050), et donc sur les déchets qu’ils produiront. Cette transformation ne les ferait pas "disparaître" mais permettrait de faciliter leur gestion. Dans tous les cas, les déchets produits ainsi que les futurs déchets, quelle que soit leur nature, doivent être stockés de façon sûre et définitive.

Non. Depuis 1991, le stockage en France de déchets radioactifs importés est strictement interdit. Cependant, certaines usines françaises produisent des déchets à partir de matières radioactives étrangères. Ces déchets sont renvoyés au prorata vers les pays concernés. Par exemple, certains combustibles usés étrangers sont recyclés à l’usine AREVA de La Hague. Les déchets directement issus de ce recyclage sont réexpédiés dans leur pays d’origine. En revanche, les déchets issus de l’exploitation et de la maintenance de l’usine elle-même appartiennent à l’exploitant (AREVA). Ils sont entreposés sur place en attendant d’être stockés, dans le futur centre de stockage profond.

Non, c’est interdit depuis 1993. Dans les années 60, cette solution faisait l’objet d’un consensus international pour certains déchets. Cette solution était alors considérée comme la solution la plus appropriée pour certains déchets radioactifs tant la dilution est considérable dans la masse de l'océan, l'eau de mer étant déjà naturellement radioactive. Aujourd’hui, c’est le stockage qui a été choisi par la plupart des pays comme solution de gestion sûre pour l’ensemble des déchets radioactifs produits.

Depuis 1993, grâce aux actualisations successives des recensements, la localisation des déchets et certaines de leurs caractéristiques ont été précisées et complétées dans chaque secteur, les producteurs eux-mêmes progressant dans la connaissance de leurs déchets.

La question de l’exhaustivité se pose à deux niveaux : la localisation des sites sur lesquels se trouvent des déchets radioactifs et les quantités et natures des déchets décrits sur les sites répertoriés.

Un producteur peut oublier un déchet au moment de sa déclaration. Cependant, comme les producteurs les plus importants déclarent également leurs stocks de déchets à l’Autorité de sûreté nucléaire, ce risque d’oubli est limité. Les deux déclarations sont en général comparées par le producteur, ou établies conjointement. De plus, l’Autorité de sûreté nucléaire effectue régulièrement des vérifications sur site des déclarations qui lui sont faites.

Dans le cas d’AREVA, les stocks de déchets sont également audités par un organisme mandaté par ses clients.

C’est l’unité adoptée par l’Andra pour effectuer les bilans de l’inventaire national. Le volume de déchets est calculé en tenant compte du volume des colis de déchets et non du volume des seuls déchets.  Cela permet d’utiliser une unité de compte homogène pour l’ensemble des déchets.

Les prévisions adoptent, elles aussi, cette unité. Pour les déchets dont le conditionnement n’est pas connu à ce jour, des hypothèses sont faites pour évaluer le volume équivalent conditionné.

Ainsi, pour le stockage profond, un conditionnement complémentaire en colis primaire et appelé colis de stockage sera éventuellement nécessaire afin d’assurer des fonctions de manutention, de sûreté ou de réversibilité. À ce stade des études de conception du projet Cigéo, le volume des colis de stockage des déchets HA pourrait être deux à trois fois plus important que celui des colis primaires et celui des déchets MA-VL cinq à six fois plus important.

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