Déchets radioactifs : bilan à fin 2024

L’Andra recense annuellement les déchets radioactifs présents sur le territoire français au 31 décembre de chaque année sur la base des informations fournies par leurs détenteurs. On compte plus d’un millier de détenteurs tous secteurs économiques confondus, dont une minorité détient la majorité des déchets radioactifs. Les déchets étrangers visés à l’article L. 542-2-1 du Code de l’environnement et ayant vocation à être réexpédiés chez les clients étrangers sont comptabilisés dans ces bilans s'ils sont présents sur le territoire français à la date de référence.

Les déchets déjà stockés ou destinés à être pris en charge par l'Andra

Les volumes de déchets recensés correspondent aux volumes de déchets conditionnés, c'est-à-dire pour lesquels aucun traitement complémentaire n'est envisagé par leurs producteurs avant stockage. Les déchets ainsi conditionnés constituent des colis primaires.

Afin de pouvoir effectuer des bilans, une unité de compte homogène homogène a été adoptée : le «volume équivalent conditionné ».

Pour les déchets dont le conditionnement n'est pas mis en oeuvre à ce jour, des hypothèses sont faites pour évaluer le volume équivalent conditionné.

Pour le cas particulier du projet de stockage géologique Cigéo (qui est destiné à accueillir des déchets de haute activité (HA) et de moyenne activité à vie longue (MA-VL)), un conditionnement complémentaire, appelé colis de stockage, sera éventuellement nécessaire afin d’assurer notamment des fonctions de manutention ou de récupérabilité. Seul le volume des colis primaires est pris en compte dans les bilans.

Les données ci-après correspondent aux déchets radioactifs déjà stockés dans les centres de l'Andra ou destinés à être pris en charge par l'Agence.


Bilan et évolution des volumes (m3) de déchets déjà stockés ou destinés à être pris en charge par l'Andra


Bilan et évolution des volumes de déchets déjà stockés ou destinés à être pris en charge par l'Andra - 2024

Les stocks publiés sont des valeurs arrondies. Les évolutions sont calculées sur la base des valeurs de stocks arrondies.
 

Les évolutions constatées entre les quantités de déchets existants à fin 2024 et celles à fin 2023 s’expliquent globalement par la production courante de déchets.


Bilan des volumes (m3) de déchets présents sur les sites des producteurs / détenteurs et stockés dans les centres de l'Andra à fin 2024


Bilan des volumes de déchets présents sur les sites des producteurs/détenteurs et stockés dans les centres de l'Andra à fin 2024

Les déchets FMA-VC et TFA entreposés sur leur site de production sont en attente de reprise, de conditionnement ou d’évacuation vers les centres de stockage de l’Andra.

(1) Ces déchets ne sont actuellement pas stockés : le stockage des déchets HA et MA-VL est actuellement en projet (Cigéo). Le stockage des déchets FA-VL est à l'étude. Les déchets sans filière (DSF) sont destinés à intégrer une filière de gestion après éventuellement traitement ou caractérisation.


Répartition par secteur économique du volume de déchets (en équivalent conditionné) déjà stockés ou destinés à être pris en charge par l'Andra, à fin 2024.


Répartition des volumes et niveaux de radioactivité présentée à l'issue de l'édition 2024 de l'Inventaire National
Données mises à jour à chaque nouvelle édition de l'Inventaire national

Les déchets à vie très courte (VTC)

Bilan et évolution des volumes (m3) de déchets à vie très courte gérés en décroissance


Bilan et évolution des volumes de déchets à vie très courte gérés en décroissance

Ces volumes ne sont pas comptabilisés dans les bilans.


Le cas spécifique des déchets d'Orano Malvési produits avant 2019

Les résidus de traitement de conversion de l’uranium (RTCU) de l’usine d’Orano de Malvési sont en partie des déchets historiques.
La recherche d’une filière sûre de gestion à long terme sur le site de Malvési est en cours pour les RTCU historiques du fait de leurs spécificités (volumes importants, etc.). Les déchets RTCU produits après le 1er janvier 2019 ont été intégrés aux filières de gestion TFA et FA-VL en cohérence avec l’article 63 de l’arrêté du 23 février 2017 (décret n° 2017-231).

Bilan et prévisions des volumes de résidus de traitement de conversion de l'uranium entreposés sur le site de Malvési (m3)


Bilan et prévisions des volumes de résidus de traitement de conversion de l'uranium entreposés sur le site de Malvési

Ces volumes ne sont pas comptabilisés dans les bilans.

L’évolution des volumes des bassins de décantation s’explique par la nouvelle mesure bathymétrique* et par le déplacement des boues par des engins mécaniques induisant un tassement de ces dernières qui ont conduit à réduire d’un facteur 1,65 le volume de déchets estimé.
 

Concernant l’installation ECRIN, l’entrée en phase de surveillance permet d’entreposer en sûreté les RTCU historiques en les maintenant dans un état réversible en vue de leur gestion définitive.

 

* Cette méthode de mesure repose sur l’utilisation d’un sondeur bathymétrique émettant un signal acoustique. Celui-ci se propage jusqu’au fond, s’y réfléchit, puis revient vers le sondeur. Le principe consiste à mesurer le temps de parcours de l’écho entre son émission et sa réception. Cette durée permet de déterminer la profondeur du fond par rapport au niveau de l’eau. En multipliant les points de mesure, il devient alors possible d’estimer le volume total avec une meilleure précision.