Comment gère-t-on aujourd’hui les déchets immergés dans l’océan ?

L’immersion en mer, pratiquée par la France entre 1967 et 1969, ne constitue plus aujourd’hui un mode de gestion. En effet, depuis 1993, toute immersion de déchets radioactifs est définitivement interdite et des centres de stockage ont été conçus pour prendre en charge les déchets de façon sûre.

L’évacuation en mer était à l’époque considérée comme la filière la plus appropriée tant la dilution est considérable dans la masse de l’océan qui, de surcroît, véhicule déjà une radioactivité significative.

Un programme de recherche baptisé CRESP (acronyme anglais signifiant "programme coordonné de recherches et de surveillance du milieu lié à l’immersion des déchets radioactifs"), a été mis en place en 1980 sous l’égide de l’Agence européenne de l’énergie (AEN) afin d’apporter des bases scientifiques fiables et complètes pour les évaluations d’un site d’immersion. Les résultats des analyses d’échantillons collectés n’ont montré aucune augmentation importante des concentrations des radionucléides représentatifs des déchets immergés. Compte tenu des faibles niveaux d’exposition et d’irradiation qui ont pu être mis en évidence, la nécessité d’une surveillance continue du site n’a pas été retenue et le programme CRESP s’est terminé en 1995.

A ce jour, il n’est donc pas prévu de récupérer les déchets immergés dans l’océan.